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 the shadow thief. ~ cait.

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Stanislas Castel

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MessageSujet: the shadow thief. ~ cait.   Ven 14 Juil - 13:56


Stanislas écrase avec mépris une cigarette à peine consumée sous ses chaussures, dont le cuir impeccablement verni, reflète son obsession pour le contrôle et la perfection. Machinalement, il compose les huit chiffres permettant l’ouverture du portail en fer forgé; rempart d’une hauteur d’environ quatre mètres surplombé de pointes menaçantes; seul accès d’une forteresse fastueuse réputée imprenable. Il vient d’atterrir aux Hamptons, après deux interminables jours d’absence, des obligations professionnelles et familiales au coeur de la stressante, voire angoissante grosse pomme. Quarante-huit heures, à fuir les journalistes économiques à l’affut du moindre rebondissement concernant l’affaire « Breitling »; deux ans après les faits qui ont valu à son père la prison à perpétuité, l’engouement pour -l’arnaque du siècle- n’est pas retombée; tous étant persuadé que des zones d’ombres restent à élucider. Foutaises. Passablement irrité par cette fin de semaine éprouvante, Stanislas rêve d’une douche fraîche et revigorante; d’un whisky d’exception servi « on the rocks », les oreilles bercées par les accords maitrisés et électrisants de l’un des tubes légendaires de Deep Purple. A mesure qu’il se dirige vers la porte d’entrée, les lumières du jardin s’allument une à une en détectant du mouvement. Une minute plus tard, il entre dans son repaire clinquant et décoré avec un goût d’insolent fils à papa. Meubles d’antiquaires à plusieurs milliers de dollars faisant écho au faste de Versailles, miroirs psychédéliques qui reflètent l’image de -son excellence- à l’infini, lustres en cristal baccarat dont les gouttes translucides scintillent comme des diamants. Abandonnant sa valise dans l’entrée, il consulte brièvement son téléphone portable qui lui indique une heure relativement tardive, mais il ne ressent aucune fatigue, pas même une pointe de somnolence. Il en vient même à regretter de ne pas avoir eu le temps de réserver l’une de ces filles charmantes et mineures, à l’accent slave, aux courbes délicates, celles qui se plient à ses volontés les plus douteuses et obscènes moyennant quelques billets verts. Pragmatique, il apprécie la facilité de l’échange marchand, le contrat naturellement instauré par le fric, le sexe facile qui lui permet de conserver toutes les cartes -et donc les avantages- en main, parce qu’il sera toujours le plus riche dans l’histoire. Délicatement, il défait un à un les boutons de sa chemise Armani, avant de l’envoyer valser sur un fauteuil Starck  au design définitivement trop moderne pour être appréciable. D’un pas lent, il longe l’interminable couloir jusqu’à la salle de bain recouverte d’un marbre italien -plus blanc que blanc- du sol au plafond et, alors qu’il s’apprête à entrer; il entend un bruit sourd en provenance de sa chambre. Un souffle étouffé, un coeur qui s’agite, s’affole, tambourine. Une lueur qui disparait. « Mauvaise idée. » Il n’est pas seul et lorsqu’il le comprend, Stanislas ne peut s’empêcher de retenir un rire sardonique. Mentalement, il se prépare à livrer un combat épique, à corriger comme il se doit l’inconscient qui a oser s’introduire chez lui, probablement pour le voler durant son absence. Amateur de sensations fortes et d’action, il apprécie les démonstrations de force, reprendre le contrôle par la violence; une facette plus sombre qu’il dissimule savamment en société. Torturé, empreint à une haine sans limite depuis l’arrestation de son père et les trahisons qui en ont résultées; Stanislas expie ses démons dans un monde à son image, en apparence idéal et doré, mais vraisemblablement vicié et malsain. Il canalise sa soif de vengeance grâce à des plaisirs simples, le jeu, la boisson et les femmes; puis méprise quiconque s’approche trop près de l’être supérieur qu’il est; plus personne ne mérite une once de son estime. L’intrus n’a aucune issue possible et trop peu de temps pour justifier sa présence dans une maison hautement sécurisée qui n’est pas la sienne; pris au piège. Condamné. Les lumières s’allument brutalement et désignent l’intruse, recroquevillée au fond de la pièce, du matériel à ses pieds témoignant de sa tentative échouée de forcer le coffre-fort en chrome et carbone, bijou de technologie et de sécurité. « Inconsciente et présomptueuse en plus de ça. » Certifié inviolable par le constructeur allemand, il n’existe qu’un moyen d’ouvrir le mastodonte, une empreinte digitale. La sienne. Cependant, il ne peut cacher sa surprise et son amusement en découvrant la criminel, pas un voyou des gangs de New-York venu dépouiller les villas de luxe des Hamptons, pas un adolescent désabusé en quête d’aventures; mais une femme téméraire et impulsive prête à prendre tous les risques. S’approchant, il déduit qu’elle n’a pas pu escalader le portail du haut de son mètre soixante-dix et de ses bras ridiculement fins. Elle est forcément passé par l’arrière, dans l’immense jardin qui s’étend jusqu’à l’océan, avant de briser une vitre discrètement pour ne pas affoler le quartier. Minable. « Tu cherches quoi exactement ? » Documents compromettants, armes à feu, argent plus ou moins sale provenant de son club clandestin, le manoir de Stanislas regorge de tentations désirables qui ne doivent surtout pas se retrouver entre de mauvaises mains. « A part d’affreux ennuis, bien entendu. » La poupée aux longues mèches brunes n’ose pas rétorquer pour le moment, elle constate dans un silence paralysant son plan préalablement échafaudé prendre l’eau. Elle n’avait visiblement pas songé à la possibilité que le propriétaire des lieux débarque au milieu de la nuit, au milieu de son crime. Il ouvre le tiroir de la table de nuit, endroit où il garde naturellement toujours une arme à feu, un revolver à la crosse rutilante, un coté rétro qui ne manque pas de charme. « Dommage que tu n’aies pas mis la main dessus plus tôt, ça aurait pu te donner un certain avantage. » La tête haute, elle tente de garder une certaine contenance, une assurance factice que ses maigres talents de comédienne ne suffisent pas à dissimuler. Plutôt jolie, regard d’ambre, peau de porcelaine, esprit farouche et déterminé; celle qui croise les doigts derrière son dos en espérant une issue favorable. Le canon en acier chromé caresse son cou délicat, effroyable tremblement qui parcoure son corps frêle, fragile, presque instable. « J’ai besoin de connaitre ton nom maintenant. Il faut que je m’assure que tu ne recommenceras plus jamais. Tu comprends ? » L’arme frôle sa joue dans une caresse malsaine. Il aurait agit différemment s’il avait s’agit d’un homme, la violence aurait été physique, brutale et sans-retour; mais les filles ont un avantage que Stanislas apprécie tout particulièrement : un esprit que l’on peut facilement manipuler, torturer, contraindre et traumatiser. « Parle. »

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Shoots him full of .38 holes.
its a Saturday night special got a barrel that's blue and cold. ain't no good for nothin' but put a man six feet in a hole. ✻ (stanislas castel).
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