Partagez | 
 

 crowded places, r/kitty.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Nils Frey
❛ don't ever apologize for the fire in you.
avatar

Messages : 207
Avatar, © : max irons (©mine).
Multinicks : sybil.
Pseudo : belispeak, anaïs.

HAMPTONS VIBE
Neighborhood:
Relationships:
Availability:

MessageSujet: crowded places, r/kitty.   Mar 16 Mai - 11:40

if i could slide my hands through the spaces between your ribs, slip my fingers past your heaving lungs to touch your anxious heart, would i find that it is mine to hold?
________________________________
Nils fronce les sourcils alors que le shot descend le long de sa trachée, sa chaleur corrosive lui réchauffant les entrailles. Il pose le verre vide dans un sourire. La légèreté d'esprit, ce sentiment vaporeux, cotonneux, engendré par l'alcool qui se déploie dans ses vaisseaux sanguins, lui ferait presque accepter la tequila qui lui est tendue. Presque. Il refuse, malgré les grognements désapprobateurs occasionnés, content de se satisfaire d'une ivresse mesurée, pâle et contrôlée - juste de quoi lancer un linge opalescent sur ses pensées les plus rationnelles. Il remercie les deux fans des yankees, frat boys exubérants et tapageurs, pour les boissons offertes - avantages certains du statut qu'il serait un idiot de ne pas racler tant qu'il le peut encore - et se soustrait de leur compagnie d'une tape dans le dos amicale avant qu'ils ne puissent trouver une raison de le faire rester. Ses prunelles parcourent rapidement la surface du pub étouffant rendu semblable à une fournaise par la chaleur émanant des corps trop nombreux, de la mauvaise ventilation et des effluves alcoolisées. Nils ne pourrait même pas dire comment exactement il s'est retrouvé ici. Dans sa mémoire, le souvenir brumeux d'un ennui profond ressenti seul dans son vaste appartement encore très vide qui la poussé à sortir à la recherche de quoi faire passer le temps. Un vrai fléau dans sa nouvelle vie, l'ennui. Nils, il est né les yeux grands ouverts sur le monde. Curieux, insatiable, il a toujours voulu tenir le cosmos contre la paume de sa main, l'humble ambition de faire la collection d'un millions de souvenirs impérissables qu'il pourrait chérir jusque dans son dernier souffle. Il veut tout essayer, infatigablement tout ressentir, une soif rapace qu'il laisse volontiers le ravager. Quand on est aussi avide que lui de sentir l'essence-même de son existence bouillonner dans ses veines, on n'a pas le temps de s'ennuyer. C'est pourtant devenu un véritable fléau dans sa nouvelle vie, l'ennui. Il ne compte plus les fois où il a dû subitement s'arrêter dans son élan pour se demander : et maintenant quoi ?, réalisant qu'il n'avait aucune fichtre idée d'où il allait. Parce qu'avant ça, il n'a jamais eu à se demander. Il n'existe rien de plus effroyablement de déroutant pour quelqu'un qui a su précisément ce qu'il voulait faire de ses jours depuis le moment exact où ses doigts s'étaient fermés sur une batte de baseball pour la première fois, que de ne plus savoir comment meubler les heures qui s'étirent à l'infini devant lui. Ces deux dernières années, il les a passées coincé dans une sorte de limbo inconfortable entre adolescent cherchant désespéramment sa voie et crise de la cinquantaine précoce. Quelque part, il y a ce truc encore indéfinissable qui l'attend. Tout est à défaire pour être ensuite redécouvert. Quelque chose de transcendant, quelque chose qui sonnerait comme l'impact de la balle gagnante avec le bois de sa batte, quelque chose de plus. Il le trouverait un jour, ce truc, mais il ignore quand et le questionnement constant en attendant est éprouvant. Son existence entière peut se résumer en une course effrénée contre la montre, le regard résolument fixé sur l'horizon. Il s'est appris à ne jamais se laisser faire prisonnier par le passé, force farouchement indomptable de la nature, à tourner le dos sur les regrets. Avancer, toujours et encore, sans jamais revenir sur ses pas. Pourtant, quand une silhouette accoudée au bar se démarque comme un fantôme tiré des méandres ténébreux de sa mémoire, c'est plus fort que lui, Nils s'arrête un instant. D'abord, il croit à un mauvais tour de son esprit embué, puis se dit que ça ne pourrait être qu'une étrangère avec qui elle partagerait un air de ressemblance. Il suffit qu'elle tourne légèrement la tête pour qu'il fasse face à un profil si profondément familier qu'il pourrait le redessiner les yeux bandés, tant de fois l'a-t-il effleurer du bout des doigts. Il ignore s'il s'agit du courage liquide ingurgité, de sa nature foncièrement spontanée, ou de vieux instincts enfouis qui referaient surface, mais il s'avance vers elle d'un pas assuré. Qu'est-ce que tu bois ? , souffle-t-il facétieusement au dessus du fond sonore alors qu'il se glisse à sa droite. Kitty et Nils, Nils et Kitty. Il fut une époque où la dissociation était purement, viscéralement impensable. Elle lui était alors aussi indispensable que l'oxygène dans ses poumons. Une évidence apparue aussi comme un éclair de lucidité. Il était tombé amoureux comme on tombe d'une chaise : rapidement, abruptement, dans un fracas qui avait fait résonné ses os. Il est étrange de se remémorer la place monumentale qu'elle prenait alors dans sa vie. Elle était partout : les pinceaux qui séchaient au coin de son évier, le parfum fruité persistant sur son oreiller, dans la partie gauche de son dressing, sous sa peau. Et maintenant ? Une ombre fugace, le vestige d'une autre ère. Il entend encore l'écho distant d'une porte qui claque, la dernière fois qu'il l'avait vue. Comment est-ce arrivé ? Comment est-ce que cela peut être possible ? J'aurais jamais pensé te voir ici. Je veux dire, dans les Hamptons, bien sûr. Le pub, ça, je peux concevoir. C'est surement l'improbabilité de la croiser ici, elle qui riait librement au nez des petits bourgeois avec leur conservatisme et leurs mines décontenancées, qui a fait initialement douter Nils. Mais finalement, qu'est-ce qu'il en sait ? C'est long, trois ans. Assez pour changer une personne. Il ne la connait plus, plus vraiment. Cette pensée le rend immensément triste.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
▪ ▪ ▪  ‘I’m not going to die,’ he said. ‘Not till I’ve seen it.’ ‘Seen what?’ His smile widened. ‘Everything.’



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kitty Price

avatar

Messages : 34
Avatar, © : suki, faust.
Multinicks : lloyd.
Pseudo : aghnn.

HAMPTONS VIBE
Neighborhood: Shinnecock Hills
Relationships:
Availability: yep (2/3)

MessageSujet: Re: crowded places, r/kitty.   Sam 3 Juin - 14:07

Dès qu'elle atterrit quelque part, à Detroit comme à l'autre bout de la planète, c'est au bar que Kitty échoue en premier. Mieux qu'un consulat, qu'une ambassade, c'est un refuge universel qui ne connaît ni les barrières de la langue ni les différences culturelles : n'importe où dans le monde, il y a l'effervescence d'une foule là pour s'amuser, un crachin musical pour accompagner la boisson et de quoi tout oublier jusqu'au lendemain. Kitty, elle en connaît des bars, des pubs, des clubs, des aimants à bobos aux troquets glauques réservés à des habitués peu regardants, et à chaque fois qu'elle sent son moral en berne, c'est là-bas qu'elle se dirige. Dans un putain de bar, visant à putain de raccommoder son humeur jusqu'à retrouver la vraie. La pétillante, la survoltée, l'exaltée, celle qui vit (et rit) à gorge déployée, se fiche des regards et des convenances et boit jusqu'à danser toute la nuit et confier son existence entière à d'illustres inconnus. Ce soir ne fait pas exception à la règle. Kitty a peint toute la putain de journée. Ou du moins, elle a essayé de peindre toute la journée, de sentir la magie opérer au bout de ses phalanges fébriles et de laisser son coeur saigner sur la toile jusqu'à ce que l'inspiration la prenne brutalement pour ne plus la relâcher jusqu'au lendemain. Mais ça ne marche pas, et ça l'énerve. C'est frustrant, de perdre ce qu'elle croyait acquis, facile, organique. Surtout sans ne rien avoir demandé. Kit n'a jamais demandé à être une artiste cotée, à devoir vendre des tableaux et lire les critiques fucked up et dithyrambiques concoctées par une élite snob qui n'a manifestement rien compris à ses oeuvres. Elle n'a pas demandé à se coltiner les bourgeois ravis de l'inviter à leurs réceptions comme un soupçon d'exotisme et les entendre vanter les mérites de cette pauvre enfant de Detroit, comme s'ils la titillaient on purpose juste assez pour la voir s'emporter dans le genre d'excentricités d'artiste qui anime une morne soirée. Kitty, elle a toujours peint pour elle et seulement elle, comme une passion qui serait moins belle une fois monétisée mais il a fallu que princesse Elijah n'en fasse qu'à sa tête, estimant qu'un chagrin d'amour s'envolerait plus vite, chassé par le succès. Et maintenant, c'est sa putain de faute si son pinceau refuse de produire quoi que ce soit, si elle bouffe presque sa petite culotte de frustration et si elle passe son temps à repeindre les murs pour occuper des mains désœuvrées. Le pire ? C'est encore sa putain de faute si elle est là, dans ce bar, à l'instant précis où Frey s'apprête à bousculer à nouveau son univers. C'est encore la faute d'Elijah qui, dans une de ses entreprises de diva, à décidé après quelques verres de Chardonnay qu'il lui fallait séduire Rhys à nouveau et qu'elle était manifestement de trop. Il lui a fait comprendre avec toute son absence de subtilité naturelle, dans une attitude singulière empruntée à ses deux idoles : la flamme tempétueuse d'Elizabeth Taylor et les caprices de star de Barbra Streisand. Elle a roulé des billes, Kitty, terminé cul sec son verre de l'un des centaines de grand cru dont recèle cette cave supposée lui appartenir et cherché une forme de soutien dans le regard fuyant de Rhys, manifestement trop ivre pour prendre parti. Bien. Son meilleur ami la vire d'un manoir à seize chambres au lieu de, juste, s'éclipser en bonne compagnie à l'étage. Très bien. En règle générale, Kitty n'aurait pas cédé. Elle lui aurait balancé une politesse quelconque sans offrir le moindre centimètres de reddition mais étrangement ce soir, elle abandonne. Parce qu'Elijah la boude suffisamment comme un gosse de huit ans pour aggraver le délitement de leur relation qu'elle n'arrive pas à saisir, puisque ce qu'ils sont, ce qu'ils font, c'est ce qu'il a voulu. Ugh. Elle se casse Kitty, le sang déjà saturé d'alcool et le corps constellé de tâches de peinture jusqu'à ses fringues, cette immense chemise qui ne lui appartient pas, à moitié rentrée dans un jean étroit. Et c'est au bar qu'elle échoue, naturellement, par habitude mais aussi parce qu'ici, elle ne connaît pas grand monde et qu'il serait temps de remédier à cette disette sociale. Kitty enchaîne les verres et les discussions éphémères avec une foule qui l'est tout autant. Il y a ceux qui ont mieux à faire, un rendez-vous à honorer, ceux qui se barrent en réalisant qu'elle n'est pas décidée à les suivre hors d'ici avant de retrouver ce qu'elle a égaré et ceux qui restent jusqu'à ce que leurs amis débarquent bruyamment. Elle s'en fout, Kitty, ça lui suffit de partager des rires et des mots, même pour quelques secondes, de trinquer, de sourire, de parler et d'écouter. Elle est en train de jouer distraitement avec la paille colorée de sa défunte tequila sunrise lorsque son univers entier est sur le point d'être mis à sac par un fantôme du passé. Un sourire fluorescent barre ses lèvres pleines, l'alcool a teinté ses joues pâles d'un joli bois de rose qui se marie à merveille avec les teintes chaudes de peinture échouées ici et là et sérieusement, elle a presque mis la main sur sa joie de vivre envolée et s'apprête à se la cheviller au corps comme un Peter pan qui aurait grandi.

Mais bien sûr, il faut que le grain de voix velouté et sensuel qui s'adresse à elle la ramène violemment en arrière et électrise le plus infime atome qui la compose. Nicholas putain de Frey. Kitty, toujours à vif avec les émotions qui dansent sur sa peau, en a le souffle coupé et se raidit instinctivement. Elle n'a qu'à pas répondre, voilà. Elle n'a qu'à l'ignorer jusqu'à ce qu'il disparaisse. Après tout, elle est peut-être en train de le fantasmer à cause de l'alcool qui embrume son esprit, ce ne serait pas la première fois qu'elle imagine des retrouvailles qui n'existent même pas. Putain. Elle est trop spontanée, Kit, elle l'a toujours été. Elle est incapable de faire montre de volonté, et elle le sent, le chatouillement intempestif dans le coin de son oeil, comme une poussière, qui la force à venir le regarder. Le contempler, en réalité. Il est là, déjà glissé à sa droite avec son naturel déconcertant et authentique, ses larges épaules auxquelles elle aimait se raccrocher, son sourire facétieux et ce regard... Un regard franc, à la fois limpide et insondable qui a toujours attisé les convoitises. Mais c'est même pas ça, le pire. C'est même pas de constater qu'il ressemble toujours à cette gravure de mode accessible, presque trop pour être réel, quand elle aurait rêvé qu'un centième de la douleur qui lui crucifiait le coeur s'affiche en lettres pourpres sur ses traits à lui. Non. Le plus dur, c'est la synesthésie qui frappe au mauvais moment pour mieux réaliser que même son putain d'halo (oui, Kit jure beaucoup et l'alcool n'arrange rien) ne s'est pas terni. Il y a toujours cette eau vive et dorée qui le nimbe et qu'elle aimerait recueillir entre ses doigts comme de la poussière de fée et reste accrochée à lui la même odeur enivrante, l'illusion olfactive rassurante et galvanisante qu'elle aimait respirer à plein poumons, contre sa nuque. Putain. Putain. Putain. Le pire, c'est que Kitty aimerait le détester. Elle aimerait vraiment le haïr, éructer dans un scandale tapageur et le faire fuir mais elle est incapable de le détester. Elle le sait, et sans doute le sait-il aussi. Il faut être deux, pour être ensemble, et même si elle a eu mal, elle n'a jamais su (ou pu) lui reprocher d'avoir été honnête au lieu de la bercer de mensonges illusoires. Kitty, elle n'a plus qu'à ravaler le numéro de la fille bafouée nourri par l'alcool et essayer d'agir normalement, comme elle agirait avec n'importe qui. Et tant pis si pour cela, elle doit éluder son coeur qui bat la chamade et l'or liquide qui entoure le moindre de ses gestes à lui. "Peu importe. Surprends-moi." Si le timbre est plaisant, si un sourire lumière orne ses lèvres, il reste un rien mécanique, loin de sa fraîcheur jamais tarie. Kitty glisse son verre vide jusqu'à la main amie du barman et toise finalement Nils, longuement. Elle essaye d'occulter tout ce qui fait mal mais également tout ce qui fait du bien, les souvenirs nostalgiques et les fous rires à trois heures du matin, les errances titubantes dans Brooklyn et les dessins ridicules que son pinceau aimait à croquer sur sa peau d'or. Doucement, avec une précaution qui ne la connaît pourtant pas, elle et ses gestes turbulents, Kitty dépose des doigts colons sur le genou vengeur, celui par qui est arrivée la tragédie. Elle ne le regarde pas Frey, pas tout à fait, ses yeux de chat attirés par le corail vif de son vernis. Ou plutôt, sa peau contre la sienne. "J'ai su pour ton accident. J'ai voulu t'écrire, te dire un truc, n'importe quoi, mais ça sonnait faux alors je l'ai pas fait. En tout cas, t'as plutôt l'air en forme, comment se passe ta deuxième vie ?" Mais si, celle qui commence lorsqu'on réalise qu'on n'en a qu'une seule. Frey, il est comme elle, il n'a jamais eu de grand plan. Elle c'est parce qu'elle ignorait dans quelle voie se diriger, comment concilier son amour pour l'art sans se vendre tout à fait aux démons du capitalisme dégueulasse. Lui, au contraire, c'est parce qu'il avait trouvé ce qu'il voulait faire pour toujours : le baseball. Kit qui détestait ça s'est mis à partager l'ivresse des tribunes, à applaudir plus fort, à ressentir pleinement l'euphorie du stade jusqu'à dans ses tripes qui vibraient en cadence. Pour lui. Et parce qu'indubitablement, ils se sont mêlés si loin, si fort, que tout ce qui le composait finissait également par faire partie d'elle. Baseball inclus. Frey s'interroge sur sa présence ici et Kitty baisse un peu les armes. Elle se marre librement, consciente qu'elle, ici, relève d'un anachronisme géographique. "Oh, ça. Long story short, un vieux très très blindé sans doute un rien érotomane m'a légué son manoir. Je ne comptais même pas accepter l'héritage mais être quotidiennement harcelée par une batterie d'avocats et la charmante famille Monroe m'a fait revoir ma copie." Elle ose le sourire enjôleur, goguenard, qui n'annonce jamais rien de bon et avoue bien mieux qu'elle combien elle prend son pied à laisser des gueux fouler l'insolent parquet hors de prix, repeindre les murs en couleurs chatoyantes et railler gentiment les vautours coincés qui peinent à réaliser que papy a pu perdre la tête au point de dilaper leur héritage pour une vulgaire tapineuse. "Enfin bref, c'est que temporaire." Kitty ignore pourquoi elle se sent obligée de préciser ça, comme si ça pouvait le gêner de partager un coin d'océan avec elle. Elle se sent contrainte de le rassurer, de lui rappeler qu'elle a claqué la porte sans rien lui demander et qu'elle devrait pouvoir continuer à vivre dans le noir, sans savoir, quelque part en périphérie alors qu'elle ne brille jamais mieux qu'en plein coeur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
crowded places, r/kitty.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Hello Kitty Mahou no Apron
» Monture Chameau gris 2 places
» Street Fighter fait des choses bizarres avec Hello Kitty
» Soirée du Vendredi 20 Aout 2010 chez Kitty
» [Vend] Dreamcast Hello Kitty jap

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
OH MY HAMPTONS!! :: III. SOUTHAMPTON TOWN, THE HAMPTONS :: Southampton :: The Gap-
Sauter vers: