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 do you feel real, rioux

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MessageSujet: do you feel real, rioux   Dim 30 Avr - 16:16


(do you feel real ? do you ?)
« Tu dois quitter cet endroit Dax, tu te dois de voir un peu plus de monde. » Souffle son éternelle cousine, cet éternelle âme qui passe et repasse dans cette vie de solitude. Sa voix arrive à l'oreille de Dax comme si elle était à des kilomètres de l'endroit où elle se trouve. Dax, l'observe, agir, retourner le placard à la recherche d'une tenue. Dax l'observe comme si leurs vie n'allait pas à la même vitesse. Le son ne lui parvient pas, pas tout de suite. Son unique réponse est un clignement d’œil, un sourcille ment à peine visible, signe d'une vie encore bien enfouie. Pop's ne se laisse jamais faire, Pop's veut toujours obtenir ce qu'elle souhaite. Parce qu'elle connaît que trop bien la maladie et qu'elle ne supporte pas de voir cette cousine qu'elle considère comme une sœur, faner par manquer de soleil, par manque d'eau et de caresse. Dax ne dit rien, elle se contente d'une existence pauvre en mouvement, pauvre en parole. Aujourd'hui elle est dans une phase léthargique, et la cousine se rend trop bien compte que c'est dangereux. Beaucoup trop, elle préfère encore quand Dax à l'énergie de lui jeter des vases au visage. Au lieu de ça, elle se laisse habiller comme une poupée désarticuler. Un jean, un tee-shirt, un hoodie. C'est bien loin de toutes les pièces de luxe qu'elle aimait montrer, arborer, porter dans toutes occasions du quotidien. C'est bien loin de cette veste Tom Ford qu'elle portait le jour de l'accident, cette veste en cuire tout juste esquintée, comparée à cette carlingue rouge pliée comme du papier, un origami de taule froissée. La poupée couine à peine quand dune aide masculine la place dans son fauteuil roulant. Parce qu'elle n'est toujours pas sur la même vitesse et que ça lui semble pas être sa réalité. Et pourtant, quand on la pousse dans l'allée, ça lui revient comme une décharge d'électricité. « Poppy, tu fais quoi là ? » Qu'elle demande, d'une voix rocailleuse qui n'a pas été utilisée depuis trop longtemps. Poppy ne dit rien de plus, Poppy pousse et avec cette aide masculine la place dans la voiture, cette berline noire à l'allure si chic. Son cœur explose à l'idée de reprendre la route, c'est à chaque fois la même chose. Les trajets pour les rendez-vous médicaux ou les rendez-vous au tribunal la rendent malade. Elle s'accroche à en rayer les sièges en cuire. La nausée lui monte, alors que le trajet se termine tranquillement et qu'elle se retrouvé déjà poussé à la terrasse d'un café. Poppy disparaît aussi vite qu'on lui pousse sous le nez une limonade citronnée. La blonde reste inerte, hermétique aux bruits de fond, à ces paroles murmurées à son encontre, à ces vacheries bien senties et ces regard appuyés. Elle ne remarque même pas cette silhouette familière qui s'impose à elle, et cette voix lui semble encore venir d'un autre espace temps. Ses iris bleutées se pose sur Lucius, cette entité d'une autre époque, cet ami abandonné. « Rioux. » Elle prononce simplement, comme au bon vieux temps. Sans se douter que c'est la tempête qui l'attend. Enfin si, elle devrait s'en douter, parce qu'elle a laisser que des pots cassés sur son passage. Que des âmes brisés, c'est un juste retour des choses.


Dernière édition par Dax Rosenbach le Lun 1 Mai - 11:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: do you feel real, rioux   Lun 1 Mai - 8:57

Les gamins s’étaient montrés particulièrement insolents. Ils avaient empiré ton état d’ours replié. Tu avais mal dormi, tu avais pensé à Poppy, à ta curieuse envie d’être avec elle. Tu étais fatigué d’attendre comme tu étais fatigué d’attendre que ces gosses sachent enfin tenir debout sur une planche pourtant statique. Ils avaient bien compris que tu n’étais pas d’humeur, alors ils s’en foutaient un peu de toi. Ils s’étaient mis à se chamailler entre eux, de parler des ragots de leurs parents. Tu en apprenais tellement de leur part. C’est de cette manière que tu avais compris qu’une ancienne amie était de retour en ville. Tu t’étais empressé de regarder sur ses réseaux sociaux. Elle que tu surveillais de loin, tu avais petit à petit arrêter de t’inquiéter pour cette capricieuse qui n’en valait plus la peine. Elle avait blessé ton égo, elle avait détruit votre amitié d’un coup de balais. Tu lui en voulais. C’était donc la mine renfrognée que tu terminais le cours, que tu te dirigeais, planche sous le coude, vers le bar du coin. Tu allais toujours au même, à tel point que le serveur payait la plupart du temps tes consommations. C’était ton domaine à toi. Alors quand tu la vis elle sur ton territoire le sang monta davantage. Tu n’avais remarqué sa présence qu’au chuchotement de ton nom. Elle était inerte, complètement ailleurs. Tu aurais pu avoir pitié d’elle, quelques années auparavant. Mais à cet instant précis tu avais juste envie de pousser son fauteuil loin de ton refuge. Tu voulais être seul en cette journée agaçante. Toujours là pour embêter les autres. « Le fantôme est de retour » tu jouais sur son état peu fameux. Tu voulais jouer avec elle comme tu aurais pu le faire auparavant, mais le fond n’était plus le même. Plus cynique, plus rancunier. « T’as rien à faire là, alors fais-moi plaisir pour une fois » tu fronçais les sourcils, tu gardais une patience remarquable face aux multiples situations que tu t’étais faites. « Tu prends ta limonade de g-rce et tu dégages » Tu ne lui laissais pas le choix. Tu ne lui laissais pas le choix que tu t’installais à la même table qu’elle, lui faisait comprendre que la place n’était plus libre. L’ancienne était sur ton territoire. L’ancienne te faisait rappeler les souvenirs passés d’une amitié que tu avais tant regretté. Vous aviez grandi, tu avais développé une rancœur sans nom. Toi le garçon si loyal en amitié. Tu lui en voulais. Pire que ça, tu t’en voulais d’avoir pu apprécier une fille si atroce, aux antipodes de tout ce que tu respectais. Elle n’était plus qu’un souvenir d’un temps passé. Au temps présent, elle n’était plus rien et tu t’étais promis qu’elle ne serait plus rien, pas même à la vision de cet être ravagé, de cet être qui aurait sûrement besoin d’une amitié passée.
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MessageSujet: Re: do you feel real, rioux   Lun 1 Mai - 10:04

Cette sensation bizarre d'avoir l'air totalement défoncé alors qu'elle est juste clean pour une fois. Pas de surplus de médoc, pas de mélange avec la vodka. Clean, mais le monde lui ne semble plus vouloir d'elle, d'où ce décalage constant entre la réalité et son rythme infernal. Rioux s'impose à elle et les flashback pop up comme des indésirables. Les fêtes, le surf, les rires et les secrets partagés. Rioux et son sourire contagieux, Rioux et sa collection de petite copine. Tout lui revient dans la face mais elle a pas le courage d'assimiler alors ça provoque le bug du siècle et son visage reste inanimé. Lui par contre, c'est la rage qui l'anime. Mauvaise journée ? Ou bien rancœur accumulée ? Pas le courage de chercher une réponse. Son petit commentaire lui arrive tranquillement dans la face, il y aurait put y avoir une belle trace d'impact si ce genre de conneries ne comptaient plus tellement pour elle. Et puis il finira bien par passer son chemin, comme elle le faisait ces dernières années quand sa frimousse s'imposait sur sa trajectoire toute tracée. Dax soupire, Dax observe le contenue de son verre, ça ne risque pas d'être assez fort pour survivre à cette thérapie forcée de la cousine. Plongé dans cette masse humaine qui chill à la plage ou qui profite de cette fin de journée de boulot pour s'offrir un cocktail réparateur. C'est là qu'elle se souvient que Lucius, il travaille sur la plage, que c'est son territoire. Elle n'a rien à foutre ici, elle est bien d'accord. Elle se serait tout de même passé de l'entendre de la bouche du brun. Qui la dévisage avec le plus haut mépris. Le morceau encore valide de son muscle cardiaque ressent une petite décharge aux rythme de ses mots. Cette intonation qu'il prend n'a rien à voir avec les souvenir que son inconscient balance encore en pop up. Elle sait trop bien que c'est de sa faute. « Tu prends ta limonade de g-rce et tu dégages » De mieux en mieux. Alors qu'un serveur passe avec ce qui semble être une vodka martini, elle trouve la force d'intercepter le verre. « Vous n'avez qu'à prendre ma limonade. » Qu'elle souffle, face à la contestation du larbin. Rien à faire, elle va la garder sa vodka martini olive. Elle observe le surfeur s’installer en face d'elle. « Je t'offre l'opportunité de m'insulter encore pour les quarante-cinq minutes qui suivent. Ensuite, la cousine vient me chercher. » Qu'elle lui précise en humant le cocktail alcoolisé. Une double dose de vodka aurait été meilleure. « Ou bien tu peux juste dégager ta gueule de mon champs vision, je suis un peu occupé là. » Pas le temps de s'amuser à rassurer l'égo surdimensionner de ce coureur de jupon. Oui, elle l'a zappé outrageusement. Oui elle est passé à autre chose. Et alors ? Il avait l'opportunité d'en faire autant, au lieu de revenir avec les démons du passé, pour la tabassé encore plus. « T'es qu'un petit merdeux. » Qu'elle s'autorise à lâcher, parce qu'il doit franchement être qu'un sac à merde pour venir lui balancer des reproches des années après, alors qu'elle se retrouve bien assez punie par la vie. Oh, elle demande pas de la pitié, elle demande juste du silence. Le cocktail cul sec, redonne vie à ses cellules mortes.
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MessageSujet: Re: do you feel real, rioux   Lun 1 Mai - 11:05

Lorsque tu l’observais tu voyais l’ombre d’une autre, d’une joie de vivre sans limite, d’une curiosité sans faille. Une fille qui voulait tout tenter, qui te suivait dans n’importe quelle connerie. Aujourd’hui, elle ne te suivrait même plus jusqu’aux chiottes. Elle ne ferait plus rien pour toi. Pendant que toi tu étais encore prêt pendant des années à la chercher à l’autre bout du globe. Tu étais profondément déçu d’elle. Alors tu préférais la regarder échanger sa limonade contre la moindre boisson qui comportait de l’alcool. Tu soufflais face à tant de faiblesse. Tu commandais ainsi une autre vodka, pour elle, et toi, ton fameux rhum. Tu n’eus besoin de préciser tes volontés, le serveur connaissait la moindre de tes préférences. Il était cependant surpris que tu puisses offrir un nouveau verre à cette femme qui semblait inconsciente. Non, tu n’allais rien lui faire, tu allais juste lui balancer ton venin à la gueule. Tu riais jaune face à ses paroles « Excuse-moi, mademoiselle à une foule de fans devant elle », de ta main tu montrais le désert, la solitude qu’elle avait en face d’elle. Plus personne ne voulait d’elle, pas même elle. Elle avait perdu toute sa grâce dès le moment où elle s’était mise à accepter n’importe quelle marque pour s’ériger en haut de la piste. « Ta cousine ? Tu as encore quelqu’un qui aime t’accorder du temps ? » tu haussais les sourcils, surpris. Tu n’avais connu que les parents de Dax, jamais tu n’avais entendu de cousine. Était-ce un mensonge, était-elle tombée aussi bas ? « Arrête Dax, tu mouilles de ma présence » un semi-ton de reproche, un semi-ton de taquinerie. Dans le souvenir de rires partagés. Tu n’arrivais à lui en vouloir complètement, malgré toute la haine que tu avais. Tu l’appréciais cette gamine. Cette idée te donnait encore plus envie de lui montrer à quel point elle avait pu la blesser, à quel point elle avait été idiote d’agir ainsi. Mais c’est essentiellement sa remarque qui t’exaspérait. « C’est quand la dernière fois que tu t’es regardée dans un miroir ? Tu t’es rendue compte à quel point tu es hideuse... ? » tes paroles avaient la chaleur du dégoût. Malgré son état elle était capable de rabaisser les gens. La moindre ouverture aurait pu te faire craquer, aurait pu te faire oublier à quel point elle avait été lâche et hautaine, à quel point elle avait changé de la Dax que tu connaissais. La moindre marque d’affection aurait pu suffire mais elle venait de briser toute chance de réconciliation. A l’arrivée des cocktails tu poussais le verre en direction de la blonde. « Heureusement que le karma est là pour te rappeler tes actions » tu lui faisais rappeler son accident. Elle ne pouvait s’en prendre qu’à elle-même et c’était presque tant mieux. Toi qui était persuadé du destin, des actions logiques, elle était pour toi une preuve irréfutable de tes croyances. Tu commençais à boire ton rhum, à jeter un coup d’œil à l’océan dans lequel tu voulais te plonger. Elle ne regrettait rien.
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MessageSujet: Re: do you feel real, rioux   Lun 1 Mai - 15:57

Il pointe du doigt ce désert affectif qui se profil devant elle. C'est un truc qui arrive souvent quand on se retrouve à tuer une mère de famille bien comme il faut. Bizarrement on passe de héro de l’Amérique à celui de déchet. C'est pas si bizarre, parce que si tout le monde avait voulu lui pardonner son comportement irresponsable, elle serait aller se foutre elle même dans les déchets non recyclables. Alors balance Lucius, balance ce genre de conneries qu'elle s'est répétée à elle même, seule face à son âme endommagée. Seule face à cette image, ce reflet d'elle-même qu'elle vient marteler de son poing fermé pour voir si la surface restera intacte. Pour voir jusqu'à quel point elle peut encaisser. Ses doigts malades qui viennent la nuit venue, torturer la pulpe de ses joues amaigries. Ses doigts moches rongées par le soucis. A cette pensée, elle ramène la manche de son hoodie pour masquer ses meurtrissures. Les fans ne sont peut être pas là, mais la famille elle reste. Du moins celle qui se préoccupe assez de son bien être pour rester dans le coin malgré son attitude de merde. Il croit qu'elle ment, elle peut bien le sentir dans le ton qu'il prend. Elle se contente de répondre d'un long silence. Il verra bien par lui-même quand la Pénélope Sparks se ramènera pour la tirer de ce désert humain. Blessant, il ne l'a jamais été avec elle. C'était pas comme ça leur relation, c'était pas ce jeu à celui qui dirait la réplique la plus insultante. Elle ne reconnaît pas leur tandem, c'est assez perturbant. Toute ces nouvelles choses lui explosent dans la tête, et aujourd'hui comme hier elle est simplement pas prête pour ce genre de conversation. Peut être parce qu'elle est toujours hyper centrée sur sa misère ? Ou peut être parce qu'il lui manque une partie du puzzle ? Ou bien est-ce parce qu'elle est toujours en deuil, ce deuil d'une carrière bien lancée. « Oui ma cousine, tu veux une copie de sa carte d'identité ? » Il a le comportement du con qu'on a blessé et Dax ne lui en veut même pas. C'est juste qu'elle a pas l’énergie pour s'occuper de lui. Elle a même pas assez de force pour s'occuper de son cul. Elle se trouve dans un état pitoyable et ça la gène plus que de raison, de se retrouver en face de sa belle gueule. Pas coiffée, pas de make up, pas de style. Juste sa tête aux cernes gravés. « Ta gueule Lucius, t'avais le choix de passer ton chemin. » Qu'elle lui répond sur le ton de la conversation. Bizarrement, parler, insulter ça lui donne toujours un peu plus d'énergie, peut être que finalement elle va pouvoir se nourrir de la connerie de Rioux pour se barrer de cet endroit de merde. Uppercut dans l'estomac, elle manque une respiration. Il l'attaque sur son état lamentable, après tout c'était assez facile. Et pourtant la voix lui manque pour répondre à son tour, elle se contente de garder cet air absent et de chercher une pointe de pardon dans le regard de son ami, une pointe de gentillesse à laquelle elle pourrait s'accrocher pour ne pas sombrer. On pourrait croire que ce verre offert était cette démonstration d'affection mais elle le soupçonne de vouloir entretenir son alcoolisme histoire de la punir un peu plus. Pas de gentillesse dans son regard, pas de souvenir nostalgique, que de la haine et ses paroles attisent cette détestation d'elle-même qu'elle est arrivé à ressentir ces dernier temps. Le karma. Ouais. Un hoquet de rire qui se transforme rapidement en sanglot, n'ayant pas remarqué qu'elle était déjà entrain de pleurer. Parce que les sensations lui semblent différentes et que la caresse d'une larme sur sa joue jadis bombée aujourd'hui creusée, lui semble insignifiante. Et puis elle a déjà bien de trop pleuré pour qu'une larme de plus compte à ses yeux. « T'as encore 40 minutes, vas-y lâches toi. » Pas la peine de se faire l'avocat du diable, il n'y a plus rien à défendre. La blonde regarde l'écran de son téléphone et prie pour que Poppy se décide finalement à lui tenir compagnie. Le temps semble long. La vodka qu'il lui a offert reste encore intacte et ça grouille dans son estomac, cette sensation de besoin immédiat, de nécessité urgente. Ses yeux bleus imbibées de larmes observent le verre d'un air hagard, elle espère y trouver la réponse à ses questions. Et finalement elle choisit l’échappatoire, l'oublie, et ingurgite aussi vite que le premier cet élixir de l'est.
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MessageSujet: Re: do you feel real, rioux   Mar 2 Mai - 12:26

Tu te doutais qu’elle s’est un jour remise en question depuis sa gloire. Tu pariais même qu’elle méprisait les uns et les autres, que sa chute soit de leur faute, qu’elle soit toujours cette petite princesse, bien trop supérieure des autres. Tu doutais de sa capacité à être humaine depuis qu’elle ne t’avait donné signe de vie. Tu doutais tout de son cœur aujourd’hui. Alors ton but était de voir jusqu’où elle pouvait aller, jusqu’où elle était devenue différente. Si elle avait de quoi se sentir au-dessus de toi. Manière de te prouver que tu n’avais pas tort. Manière de te dire que tu ferais bien de passer ton chemin. Et pourtant tu restais là, tu ne voulais pas la laisser partir. Et lorsque tu comprenais qu’une autre l’attendait, elle, que tu n’étais pas le seul à attendre quelque chose du fantôme, ta curiosité crépitait. Vous qui étiez si proches adolescents, qui aviez partagés tant de choses, tu n’avais jamais supposé la présence d’une quelconque cousine. Elle mentait. Assurément, tu la connaissais que trop bien, tu connaissais trop de choses sur elle pour avoir oublier cela. « Non, je veux seulement voir si elle est aussi vivante que toi » tu ne clignais pas des yeux, tu ne voulais pas croire qu’une personne, avec un cœur, puisse soutenir celle qui semblait l’avoir égaré. Tu te disais que cette fameuse cousine devait être fortement empathique, généreuse. Tu imaginais immédiatement un ange qui ne se souciait pas des erreurs des autres mais de leur seule bonté. Tu n’en étais pas capable. Tu ne voyais plus que le mal dans ton ancienne amie. « Je ne vais certainement pas rater une occasion pareille. Cette fois tu vas assumer ta lâcheté. » tu la fixais dans les yeux, assuré, attendant un je ne sais quoi. Seulement, tout ce que tu récupérais d’elle étaient des pleurs venus de nulle part. On aurait pu croire qu’elle attendait ce moment depuis longtemps, un instant pour exploser. Et pourtant, son corps était déjà trop habitué aux sanglots. Tu serrais la mâchoire, tes poumons se serraient. Tu avais envie de la prendre dans tes bras, de lui dire d’arrêter de faire la conne. Tu avais envie de lui faire comprendre ses erreurs dans une voix douce et attentionnée. Tu avais de renouer avec ton ancien rôle : l’ami protecteur qui écoutait les déceptions amoureuses de sa plus proche amie. Mais tu résistais, tu l’observais pleurer sans aucun signe de compassion. Tu restais de marbre face à cette poupée brisée. « T’es dans un état pitoyable. Pathétique. » Tu soufflais, répugné. « Tu ne mérites que ça ». Et pourtant au fond de toi tu ne le pensais pas tellement. Cela devait une méchanceté gratuite, une rage qui ne s’éteignait pas. En même temps qu’elle tu finis le liquide de ton verre, d’une traite, toujours en l’observant. D’une main tu demandes une nouvelle tournée, les mêmes poisons. Tu aggravais son état, tu aggravais ton état. « Tu ne vas plus pouvoir m’éviter Dax » dans une autre situation on pourrait croire les paroles d’un frère qui surveille sa douce, d’un homme qui s’inquiétait des périples d’une sœur désabusée. Mais dans cette situation on ne pouvait déceler que la menace, la haine persistante qui ne te ressemblait pas. Elle t’avait fait du mal.
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MessageSujet: Re: do you feel real, rioux   Ven 5 Mai - 14:13

Il faisait preuve d'une cruauté nouvelle, c'était nouveau pour Dax de le voir de cette manière. Mais faut croire qu'il avait été lui aussi quelque peu déstabilisé face au traitement silencieux qu'elle lui avait réservé la blonde durant tout ce temps. La gloire lui était monté à la tête, l’appât du gain et cette idée idiote de se baigner dans des billets verts. Plus elle amassait plus elle se sentait bien. Elle qui savait jadis se contenter du peu, de rien. Tant que la santé et la famille était là, tout lui semblait suffisant. C'était avant la gloire, avant cet argent facile. Suffisait qu'elle foute sa tête à coté d'un produit pour se retrouver avec des milliers sur le compte en banque. C'était facile. Tellement qu'elle en a perdu l'équilibre et qu'elle le paye encore aujourd'hui, dévasté par la perte de sa mobilité, ravagé par l'idée qu'elle a tué. Et son vieille ami, qui la regarde comme on regarde une étrangère, qui se retrouve face à un fantôme dont l'âme est trop tourmenté pour espéré reposer en paix. Elle qui avait cette lumière intérieur qui éclatait sur les rétines de tout à chacun. Un sourire, un rire. Et la pièce était nappé d'une humeur brillante. Morose, morne, éteinte. Elle se bat avec ses démons intérieur. Si elle savait manié ce fauteuil et si elle n'avait pas promis cent fois à sa cousine qu'elle resterait jusqu'à ce que l'heure soit écoulée, elle serait déjà partie, laissant derrière elle une traînée de misère. Elle avait déjà mentit auparavant, ce n'était donc pas si étonnant qu'il ne la croit plus. Parce que sa confiance, elle l'avait perdu. « T'as qu'à googler Pénélope Sparks. » Qu'elle lui lâche sans plus d'explication. C'était connu de tous, que Dax et la Sparks étaient cousines, du moins c'est ce qu'elle pensait. Les mots terribles qu'il utilise percute son esprit pour atteindre son cœur, telle une balle de ping-pong coincée entre deux murs. Une balle lancée à pleine vitesse. C'est mortel ce genre de connerie, un peu plus et elle aurait put arrêter de respirer, d'avoir ce cœur qui cogne dans sa poitrine. Des larmes perles sur ses joues et creusent des sillons profonds sur ses joues maigres. Profites du spectacle Rioux, il n'y a plus que ça à faire. Pourquoi se justifier, pourquoi s'excuser ? De toute façon il n'y a plus rien à sauver. Lâcheté, pitoyable, c'est tout ce qu'elle mérite. Les mots acérés de Lucius, lui reviennent en pleine face. Écho déstabilisant qui la plonge dans le silence. Pupilles fermées elle ressasse dans sa têtes les paroles de son ancien ami. Lâche, pitoyable, tu mérite que ça. Lâche, pitoyable, tu mérite que ça. Sans cesse, la tête lui en tourne, est-ce qu'il y aura une fin heureuse à ces retrouvailles. Ses pupilles claires s'ouvre sur une nouvelle commande de la part de Lucius, elle plonge son regard dans le sien, interrogation muette. Pourquoi est-tu toujours là ? « Je te savais pas si sadique. » Elle expulse, épuisée. Son regard à changé, plus calme, moins sauvage, elle cherche la vérité. Son menton s'incline, elle observe le troisième verre, l'air de dire que ce n'est pas une bonne idée. Et pourtant tout son être sait déjà qu'elle hésite simplement pour la forme. Juste parce qu'elle ne veut pas être encore plus pitoyable. « Tu en retire un certain bonheur ? Venir me torturer de la sorte ? » Véritable question, parce que si c'est ce dont il a besoin pour aller mieux, pour accepter la situation, il lui rester encore une bonne trentaines de minutes. Elle sera prête à tout entendre, si à la fin il lui annonce qu'il a eut son compte et que maintenant ils peuvent continuer leurs vies chacun de leur coté. « Tu cherche quoi ? Des excuses ? » Elle ajoute, l'ombre d'un sourire sur les lèvres. « Comme tu peux le voir, j'en ai strictement rien à foutre que tu me déteste, que tu me haïsse, alors je vois pas pourquoi je ferais quoique ce soit pour arranger la situation. » Laisse moi guérir d'abord. De toute façon il n'y a plus rien à sauver. D'un coup de manche elle essuie les reste de larmes qui peuplaient encore ses joues creuses, d'un geste vif elle laisse couler la vodka dans sa gorge. Tues moi.
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